Bulletin de information
L’idée d’un bulletin d’information est née
dans le milieu des années soixante-dix de la nécessité
de transmettre le résultat du travail sur Jean-Sébastien
Bach et les informations à un rythme plus rapproché que
les assemblées générales annuelles. Après
le tournant politique de 1990, le projet put être mené
à bien : le bulletin d’information paraît deux fois
par an, en juin/juillet et en décembre. S’ouvrant sur un
document littéraire consacré à Jean-Sébastien
Bach, puis sur la Lettre du Président, on y trouve également,
entre autres, les rubriques suivantes : Personalia, activités
du Directoire et du Comité de Direction, protocole de la dernière
assemblée générale, des informations générales
Savez-vous ce que Karl Barth (1886-1968) a écrit
sur Jean-Sébastien Bach ?
Il faut appréhender et comprendre le « mystère
» de la Passion du Fils de Dieu « comme le mystère
qui se révèle dans la résurrection de Jésus…
Ce qu’il y a à dire à ce propos pourrait bien être
incidemment aussi en contradiction avec la conception de la Passion
qui a trouvé son expression classique dans la Passion selon saint
Matthieu de Jean-Sébastien Bach. Nul besoin de s’étendre
sur la grandeur musicale de l’œuvre. Mais elle se veut une
interprétation des chapitres 26 et 27 de l’Évangile
de Matthieu et, comme telle, ne peut qu’induire en erreur ses
auditeurs. En mineur de bout en bout ou presque, elle est un océan
merveilleusement fluide, certes, de lamentations, de plaintes et d’accusations,
d’exclamations d’horreur, de regrets et de compassion :
une ode funèbre qui s’achève par un chant de mise
au tombeau en bonne et due forme ("Ruhe sanft"), une ode qui
n’est ni déterminée ni limitée en ses plaintes
par le message pascal, et dans laquelle le Jésus triomphateur
reste totalement muet. Quand l’Église fera-t-elle la lumière
sur ce point, afin d’attirer l’attention des milliers et
des milliers de gens, qui ne connaissent précisément de
l’Évangile de la Passion que cette version, sur ce qu’elle
n’est en fait qu’une abstraction et certes pas la vraie
Passion de Jésus Christ. »
Karl Barth, Kirchliche Dogmatik (Dogmatique), 4e partie, tome 2,
Zurich 1955, p. 280
La lettre du Président
Mesdames, Messieurs, chers membres de la Neue Bachgesellschaft,
Le théologien réformé Karl Barth
est, sinon la personnalité majeure de son domaine au XXe siècle,
du moins l’un de ses représentants protestants les plus
éminents. En ce début de XXIe siècle, la théologie
protestante continue d’avoir pour tâche de se confronter
à sa pensée théologique extrêmement stimulante
et profonde qu’il a consignée surtout dans Kirchliche Dogmatik,
une œuvre inachevée publiée entre 1932 et 1967 en
treize volumes grand format, que l’on connaît en français
sous le titre de Dogmatique. Pasteur d’une paroisse réformée
en Suisse, il devient (sans avoir soutenu de thèse) professeur
de théologie réformée en 1922 à Münster,
puis à Göttingen et à Bonn, jusqu’à
ce que les nazis, face à son refus de prêter le serment
des fonctionnaires à Hitler, le démettent de sa charge.
Il est aussitôt nommé professeur à Bâle, où
il enseigne jusqu’en 1962. Mais il se fait surtout un nom comme
théologien ayant joué un rôle décisif lors
de la Déclaration théologique de Barmen (1934), acte constitutif
de l’Église confessante, qui se distancie ainsi explicitement
de l’hérésie des Chrétiens allemands et continue
à souligner que l’Église et la foi évangéliques
sont fondées sur la seule Parole de Dieu.
Dans la citation ci-dessus, sur la Passion selon saint Matthieu, extraite
de la Dogmatique, Barth fait assurément montre d’un grand
respect pour une œuvre d’une extrême importance dans
l’histoire de la musique religieuse. Mais ces lignes prouvent
en même temps une incompréhension fondamentale de l’approche
de Bach, nourri de la théologie de Luther et de l’esprit
de piété caractéristique du protestantisme tardif
qui lui était si familier. Barth n’a pas une connaissance
fondée de la configuration musicale de l’œuvre –
qui n’est nullement composée « en mineur presque
de bout en bout » – ni réellement du texte. L’accès
théologique spécifique à cette œuvre ne lui
a, de toute évidence, jamais réussi. Elle ne s’éclaire
précisément pas à partir d’une dialectique
théologique entre la Croix et la résurrection du Christ,
lors de laquelle, selon Barth, le mystère du Fils de Dieu ne
devient accessible qu’à partir de la résurrection.
En effet, contrairement à cette conviction théologique
fondamentale de Barth, la Croix comme telle est pour Bach – comme
elle l’était déjà pour Luther – l’expression
la plus profonde de l’image chrétienne de Dieu et de la
foi chrétienne, et pas seulement lorsqu’elle peut être
comprise et interprétée à la lumière de
la résurrection de Jésus Christ. Bach n’a pas montré
cela uniquement dans ses Passions, mais aussi dans le dernier remaniement
du Credo de sa Messe en si mineur. Par ailleurs, les réflexions
de Barth trahissent certaines limites d’ordre confessionnel dans
son approche de l’œuvre du compositeur, qu’à
l’époque, personne malheureusement n’a discuté
de manière critique et productive avec lui, mais aussi des tendances
étranges à attendre de l’Église (laquelle
?) qu’elle corrige cette « induction en erreur »,
comme il dit, et cette « abstraction » de la Passion du
Christ. Si la théologie de Barth n’a cessé de faire
l’objet de controverses intenses, précisément en
ce qui concerne son unilatéralité productive, il ne s’est
trouvé personne jusqu’alors qui l’ait approuvé
dans sa vision critique de Bach (et de Luther). Entre la théologie
de Martin Luther, et celle d’un Paul Gerhardt ou celle de Jean-Sébastien
Bach, le consensus est très net quant au fait que rien ne peut
apporter plus grande consolation à un homme qui est en train
de mourir que l’angoisse et le tourment de Jésus mourant
sur la Croix. C’est ce que l’on chante et que l’on
entend dans le magnifique choral « Wenn ich einmal soll scheiden
» (Quand sonnera mon heure), après le trépas de
Jésus.
L’assemblée générale de la NBG et les séances
de travail du Directoire et du Comité de direction ont eu lieu
à Leipzig dans le contexte du 85e Festival Bach de
notre association. Vous en trouverez le protocole résumé
dans ce bulletin. Les membres de la NBG étaient nombreux dans
l’amphithéâtre de l’Université. Pour
la première fois, ceux d’entre eux qui adhèrent
depuis de très longues années à la NBG ont été
appelés à évoquer leurs souvenirs. L’intérêt
des impressions qu’ils nous ont livrées nous engage à
poursuivre cette initiative à l’avenir.
Le Directoire et le Comité de direction ont eu à traiter
d’un point très important : La Fondation Jean-Sébastien
Bach. Ça y est, nous en sommes à sa création
proprement dite. Reste encore à nommer les membres du conseil
d’administration. En ce qui concerne les finances, nous sommes
tous d’accord pour ne pas injecter dans le capital de base la
totalité de la somme réunie, mais d’en réserver
une partie pour permettre à la fondation de démarrer son
travail dès à présent, dans un cadre limité.
Nous avons insisté à nouveau sur le fait que l’objectif
de la Fondation Jean-Sébastien Bach est de soutenir financièrement
les projets de la NBG. Nous nous sommes également mis d’accord
sur une gestion prudente et éviterons en tout cas les entreprises
risquées. Par ailleurs, il est rappelé que la fondation
utilise les donations aussi bien pour le capital de base que pour le
soutien d’objectifs précis.
Les prochains festivals Bach sont déjà
en préparation. Vous le savez, il a fallu mettre les bouchées
doubles lorsque Bamberg a déclaré forfait et qu’il
a fallu combler le vide. Un grand merci aux autorités de Wetzlar
et surtout à Joachim Eichhorn, son directeur de la musique
d’église, d’avoir fait en sorte que notre 86e Festival
Bach puisse y avoir lieu en septembre 2011. Lors de l’assemblée
générale à Leipzig,
M. Eichhorn a tenu un discours intéressant qui ne peut qu’éveiller
notre curiosité sur ce qui nous attend à Wetzlar. Vous
trouverez des informations plus détaillées dans le bulletin
de décembre prochain. Après Wetzlar, ce sera Görlitz
qui, en 2012, accueillera le 87e Festival Bach de la NBG. Là
aussi, les préparatifs vont déjà bon train. Nous
n’avons pas encore décidé d’une éventuelle
collaboration entre cette fête à Görlitz et le festival
de musique important qu’est le Wratislavia Cantans de Breslau
en Pologne. Nous y aspirons d’autant que ce serait l’occasion
de rappeler le 6e Festival Bach de la NBG à Breslau en juin 1912,
lors duquel la célèbre claveciniste Wanda Landowska (1879-1959)
s’était produite sur son propre clavecin, un Pleyel construit
spécialement pour elle. À la lecture de l’article
de Maria Hübner paru dans l’ouvrage édité à
l’occasion du 100e anniversaire de l’histoire de la NBG
(éd. R. Eller, Leipzig 2001, p. 82/83), on peut ressentir un
peu de l’atmosphère qui entourait à l’époque
le débat sur les instruments anciens et leur jeu. Un hommage
à cette grande claveciniste serait aussi bienvenu de la part
de la NBG. En effet, persécutée par les nazis, elle s’est
d’abord réfugiée en France, en zone libre, avant
de gagner les Etats-Unis, et tout son matériel – instruments
et partitions – lui a été dérobé par
les nationaux-socialistes, confisqué et vendu. En 2011, la Bachhaus
Eisenach consacrera une exposition temporaire à Wanda Landowska.
Je suis heureux de rappeler ici que les organisateurs du 84e
Festival Bach 2009 à Mühlhausen
ont édité, sous le titre Rückblicke, une brochure
abondamment illustrée, contenant les allocutions de bienvenue,
les discours, les sermons et les conférences qui ont accompagné
ce festival. Autant que je me souvienne, c’est la première
fois que le bilan d’un festival est tiré sous cette forme
et je remercie le surintendant Andreas Piontek, le cantor Oliver Stechbart,
et Mme le pasteur Carola Scherf, coordinatrice du festival, d’avoir
mené à bien cette entreprise. La brochure est encore disponible
au bureau de la Neue Bachgesellschaft.
Les amis de Bach étant de plus en plus nombreux à se
plaindre du changement des horaires et de la diminution du nombre des
cantates diffusées sur la Mitteldeutsche Rundfunk,
j’ai écrit à la station et ai été
invité à un entretien. (cf. l’article sur ce sujet).
Le résultat n’est pas totalement satisfaisant en ce qui
nous concerne, mais peut être considéré comme un
premier pas vers une amélioration ultérieure.
J’espère que ce bulletin vous trouvera en bonne santé.
Je vous souhaite à tous un été reposant. Le temps,
à Leipzig en tout cas, joue le jeu : il ne pourrait être
meilleur !
Martin Petzoldt
L’assemblée générale s’est
tenue le 19 juin 2010 à Leipzig pendant le
85e Festival Bach de la Neue Bachgesellschaft
Merci à Bach qui ne cesse de nous combler
!
« La NBG a 110 ans. La dame prend de l’âge, mais
elle se nomme toujours "nouvelle" », plaisante M. Petzoldt
dans son allocution de bienvenue, devant les membres de la NBG rassemblés
à l’université de Leipzig. Après Mühlhausen
et l’atmosphère familiale qui a entouré le festival
l’année dernière, il est difficile, cette année,
d’apercevoir un visage connu dans le tumulte de Leipzig. Pour
bien des membres, c’est regrettable. D’autres, au contraire,
apprécient le caractère international du Festival Bach
de la NBG, lorsqu’il coïncide, tous les cinq ans, avec le
Festival Bach de la ville de Leipzig. Petzoldt remercie « l’organisateur
qui nous a accueillis les bras ouverts, et l’Université
qui héberge l’assemblée générale ».
Si, à Mühlhausen ou à Salzbourg, des siècles
d’histoire s’échappent des murailles historiques,
à Leipzig, c’est le charme des années 1970 qui se
dégage de l’amphithéâtre 1 – même
s’il a été rénové. « Tout est
beaucoup mieux qu’il n’y paraît », déclare
Petzoldt. Et des sourires approbateurs lui répondent lorsqu’il
explique que si les rangées de sièges sont si étroites,
c’est que « en 1972, les étudiants étaient
beaucoup plus petits et minces qu’aujourd’hui. » Les
très anciens membres de la NBG, à qui l’on rend
hommage, sont mieux lotis : ils peuvent temporairement échapper
à cette étroitesse, car on les invite à se lever.
Les premiers à être appelés sont ceux qui adhèrent
à l’association depuis cinquante ou soixante ans. Parmi
eux, Peter Roy. Membre depuis soixante ans, il est
prié de s’avancer et de dire quelques mots. Siegfried Pank,
lui, ne se souvient pas exactement de la date de son entrée à
la NBG. Le président est impitoyable : « Alors si vous
ne la connaissez pas exactement, nous ne vous autorisons pas à
nous parler ! » Au nom de tous ceux qui se sont levés,
Peter Roy passe ses souvenirs en revue. Il fait partie de la NBG depuis
l’année-Bach 1950. En 1949, la dépouille de Bach
avait été transférée dans des circonstances
rocambolesques du Johannisfriedhof à l’église Saint-Thomas
et depuis, de toutes parts, on prêtait attention au grand cantor
de Saint-Thomas. Et Roy de rappeler « l’immense gratitude
des hommes encore moins gâtés par la culture que ceux d’aujourd’hui
». À 14 ans, il fait partie du Thomanerchor et les œuvres
de Bach lui sont tout à fait familières. « Mais
ce qui s’est présenté à moi dans le contexte
de l’année-Bach 1950 fut comme une révélation.
Et ça l’est toujours. Les nombreux festivals ont contribué
à faire de la musique de Bach un événement sans
cesse rajeuni. Cette musique m’a accompagné tout au long
de ma vie professionnelle de médecin. Et c’est avec plaisir
que je me consacre à la mise à jour du site Internet trilingue
de la NBG. Je le fais pour tous ceux qui s’intéressent
au travail de l’association, mais surtout à Jean-Sébastien
Bach lui-même, qui ne cesse de nous combler. »
Peter Roy a parlé avec son cœur. Les souvenirs de Mme Hanna
Eggert (Kassel) remontent un peu plus loin encore dans le temps.
Elle a 96 ans et, depuis 1928, elle est liée aux Festivals Bach.
« J’étais alors une enfant et, à Kassel, mes
parents hébergeaient des festivaliers ou des artistes invités,
car, à l’époque, il n’était pas question
encore d’aller à l’hôtel. J’ai donc vécu
de très près l’enthousiasme que suscitaient les
festivals Bach. De celui de Leipzig, en 1935, avec Karl Straube, je
garde aussi une impression inoubliable… » Reimar Bluth,
lui, a apporté un feuillet distribué à l’office
lors du légendaire Festival Bach de Munich en 1990. Il a vingt
ans seulement, mais il a son importance : les organisateurs avaient
compté avec quelques visiteurs de RDA, mais c’est à
plus de 1 000 qu’ils ont afflué à Munich après
la chute soudaine du Mur. Un véritable problème, car il
fallait les nourrir et les loger sans que cela occasionne des frais
supplémentaires.
Reimar Bluth est le premier sur la liste des membres
à réélire au Comité de direction. Vote à
main levée, une abstention, la sienne. « Une modestie qui
l’honore », déclare M. Petzoldt. Même processus
pour Christfried Brödel. Commentaire de Petzoldt
: « Il est partant pour un nouveau mandat… » Et il
en va de même pour tous les autres candidats réélus
: Hans Hirsch, Jens Philipp Wilhelm, Peter Wollny et
Gerhard Weinberger qui, lui, ne peut pas s’abstenir,
car il n’est pas présent. « C’était
du sport », déclare M. Petzoldt avec approbation, avant
d’aborder le troisième point inscrit à l’ordre
du jour : la Fondation Jean-Sébastien Bach. « Après
des discussions longues et laborieuses avec l’administration fiscale
et les autorités gouvernementales compétentes, sa création
est désormais réellement sur la bonne voie. » Comme
c’est l’usage pour toute fondation, les membres du Directoire
doivent être recrutés parmi ceux du Comité de direction
de la NBG, ce qui, explique Petzoldt, signifie « aucun conflit
d’intérêts, mais un allègement du travail
». Reste à trouver les personnalités qui formeront
le bureau. « On pense à celles qui pourraient transformer
la résonance de leur nom en monnaie sonnante… » La
Fondation devrait être en mesure de commencer son travail à
l’automne. « Mais il faut encore trouver des sponsors. Je
rappelle à tous les donateurs qu’il leur est possible de
soutenir un projet déterminé, soit dans son ensemble,
soit en destinant leur don à un objectif précis. »
M. Brödel prend ensuite la parole pour rendre compte d’un
projet important de la NBG : « Je suis chargé de vous transmettre
les remerciements de tous ceux (plus d’une centaine) qui ont participé
à l’Académie Bach de Donetzk. L’enthousiasme
et l’engagement de ces jeunes gens était impressionnant,
à un point que l’on n’atteint pas en Allemagne. Une
atmosphère plutôt comparable à celle d’un
concert de musique pop… » La NBG attache beaucoup d’importance
aux académies Bach en Europe de l’Est. « Nous nous
rendons là où Bach est encore largement inconnu, même
pour les étudiants en musique. Nous aimerions conquérir
encore d’autres villes et avons pour cela besoin de votre soutien.
C’est un projet qui sied très bien à notre association.
»
Et, comme de coutume, l’assemblée générale
ne s’achève pas sans un regard sur les prochains festivals
Bach. L’exposé enflammé de M. Joachim Eichhorn,
de Wetzlar, ne peut que donner envie à tous les membres de venir
participer au
86e Festival Bach de la NBG, du 20 au 25 septembre 2011 à
Wetzlar, qui, sous le titre « Attarde-toi… »,
sera consacré à Bach et Goethe. Une variation sur celui
de Mühlhausen en 2009. Eichhorn explique : « Goethe était
ici, Bach vient, et vous en êtes témoins ! » L’enthousiasme
communicatif du directeur de la musique d’église présage
un événement majeur à Wetzlar. N’oublions
pas que Goethe s’est épris jadis d’une jeune fille
de cette ville et, de ce qu’il y a vécu, il a fait une
œuvre littéraire mondialement connue. Nous ne pouvons donc
que recommander la lecture des Souffrances du jeune Werther en prologue
du Festival Bach 2011.
Sabine Näher
Le 70e anniversaire de Johann Trummer
a débM. Johann Trummer a fêté son 70e anniversaire
le 18 février 2010. Le Comité de direction, le Directoire
et les membres de « sa » Neue Bachgesellschaft le félicitent
chaleureusement et lui adressent tous leurs vœux de bonne santé
pour les années à venir, avec la bénédiction
de Dieu.
Depuis 1982, Johann Trummer est membre de la Neue Bachgesellschaft.
Il la sert au sein du Comité de direction depuis 1986 et, depuis
2002, au sein du Directoire. Au temps de la RDA, il s’est particulièrement
investi pour que perdure notre association malgré la frontière
qui séparait l’Allemagne, et pour le maintien de ses droits
en cette période difficile. Son expérience professionnelle
et sa compétence en matière économique fait de
lui un conseiller précieux.
Johann Trummer a fait des études de théologie et de musicologie
à l’université de Graz. Il a également suivi
la classe d’orgue de Franz Illenberger à la Hochschule
für Musik und darstellende Kunst (École supérieure
de musique et d’arts plastiques), et celle de clavecin de Vera
Schwarz. De 1973 à 1991, il dirige le département de musique
d’église de l’Université des Arts (Faculté
de musique) à Graz et, de 1981 à 2000, l’Institut
pour la pratique d’exécution. En 2000, il est élu
à la présidence de l’Institut pour la musique d’église
et l’orgue. En 1983, c’est à lui qu’est confiée
l’organisation et la direction artistique du 58e Festival Bach
de la NBG à Graz.
Il s’est produit en concert dans de nombreux pays européens,
ainsi qu’aux États-Unis, au Canada, en Israël et aux
Philippines. Il a également écrit de nombreux essais sur
la liturgie et la musique, sur la musique d’orgue et l’hymnologie,
sur l’histoire de la musique d’église autrichienne
et sur la pratique d’exécution.
Sous le titre « Hochkarätige Klänge an der Kirchenorgel
» (Des sons d’une qualité exceptionnelle à
l’orgue d’église) s’est ouvert une série
de concerts à l’occasion de l’inauguration du nouvel
orgue de tribune de l’église paroissiale de Leoben (Autriche).
« La crème de la crème des organistes de la Styrie
vont y jouer », déclare Martin Österreicher, organiste
de l’église paroissiale. Le cycleuté le 2 mai 2010,
avec un concert d’orgue de Johann Trummer.
Franz O. Hansen
Le 70e anniversaire de Christoph Wolff
Christoph Wolff, membre du Comité de direction
depuis de longues années, a célébré son
70e anniversaire le 24 mai 2010. Il a reçu pour l’occasion
une lettre de la Neue Bachgesellschaft signée par moi-même,
qui disait entre autres : « Je saisis ce moment opportun pour
te féliciter de tout cœur et te remercier pour tout ce que
tu as apporté au monde de Bach, pour les nouvelles perspectives
que tu lui as ouvertes. Pour te remercier aussi, en mon nom personnel,
de cette coopération qui nous unit depuis si longtemps. Tu as
joué un rôle prépondérant au sein du Comité
de direction de la Neue Bachgesellschaft, notamment en t’occupant
avec Hans-Joachim Schulze de l’édition des Annales Bach.
Ta présence quasi permanente au Bach-Archiv de Leipzig fait que
nous nous voyons beaucoup plus souvent, et je m’en réjouis.
Et les liens qui te lient au presbytère de l’église
Saint-Thomas permettent d’autant plus à nos chemins de
se croiser à l’occasion. Grâce à ta santé
et à ta bonne constitution, tu viens à bout de toutes
tes tâches, et tu as toute notre admiration. »
Martin Petzoldt
Philippe Herreweghe reçoit la Médaille
Bach
Dans le cadre du Festival Bach de Leipzig 2010 et du 85e Festival Bach
de la Neue Bachgesellschaft, la Médaille Bach de la Ville de
Leipzig a été attribuée à Philippe Herreweghe,
directeur du Collegium Vocale Gent et interprète de Bach célébré
dans le monde entier. Cette distinction reconnaît en lui le protagoniste
à notre époque de la pratique d’exécution
tendance historique. Non seulement il a ouvert la voie avec ses représentations
et ses enregistrements des œuvres vocales de Jean-Sébastien
Bach, mais il s’est également consacré avec beaucoup
d’engagement à la musique du XIXe siècle, notamment
à Mendelssohn, Schumann, Brahms et Bruckner.
Chaque année depuis 2003, la Ville de Leipzig décerne
sa médaille à des interprètes exceptionnels de
la scène internationale. Réalisée en porcelaine
de Meißen, elle est frappée du portrait de Bach. Frieder
Bernius, Hermann Max, Nikolaus Harnoncourt, Ton Koopman, Sir Eliot Gardiner,
Helmut Rilling et Gustav Leonhardt en ont été honorés.
Jennifer Bröcher
Au debut